Laocoon
Exposé à Rome, Musée du Vatican, cour du Belvédère, c’est un Marbre : Haut de 2,42 m (de la main droite de Laocoon à la base de la statue). C’est pendant le pontificat de Jules II, le 14 janvier 1506 qu’est découvert sur l’Esquilin le groupe du Laocoon et de ses fils attaqués par des serpents. Michel-Ange et Giuliano da Sangallo reconnaissent la sculpture décrite par Pline dans son Histoire naturelle (XXXVI-37) comme étant de toutes les peintures et sculptures, « la plus digne d’admiration ».
Pline l’attribue aux sculpteurs de Rhodes Athanadoros, Hagesandros et Polydoros. On ne se demande pas encore s’il s’agit de l’original grec hellénistique ou d’une copie romaine. En 1905, on retrouve son bras droit. Aujourd’hui on pense qu’il s’agit soit d’une copie réalisée par des sculpteurs rhodiens au début du Ier siècle à partir d’un bronze exécuté vers 140 avant JC à Pergame, soit d’une création entre 40 et 20 avant JC des trois sculpteurs rhodiens établis en Italie.
Quoi qu’il en soit, la renommée de ce groupe a été phénoménale durant toute l’époque moderne, notamment parce qu’il apportait un contrepoint baroque aux statues relevant de la « noble simplicité et calme grandeur » que Winckelmann identifiait au terme « Antique ».
